Événement dans le cadre du cycle « Démocraties fragilisées. Un retour des autoritarismes ? »
La progression des droites radicales, la banalisation des discours autoritaires et l’affaiblissement des contre-pouvoirs mettent nos démocraties à l’épreuve. Ce cycle propose d’analyser ces dynamiques à travers des perspectives historiques, sociologiques et philosophiques, afin d’éclairer les formes contemporaines d’emprise et les vulnérabilités de nos sociétés actuelles.
Dans son livre « La démocratie sans emprise », Pelluchon analyse les causes objectives mais aussi les ressorts inconscients qui rendent les individus perméables aux discours autoritaires et néo-fascistes. Au lieu d’analyser les causes objectives du malaise social, les leaders nationalistes redirigent la frustration vers des boucs-émissaires et poussent les individus à commuer leur sentiment d’impuissance et de vulnérabilité en orgueil national. Mais la compréhension de ce mécanisme qui relève de l’emprise, permet, par contraste, de mettre en lumière ce qui peut préserver la démocratie, au-delà des garde-fous institutionnels. C’est ainsi que Pelluchon introduit la notion de « puissance du féminin », qui s’adresse aux deux genres, bien qu’elle ait un rapport étroit avec le féminisme, et vise à repenser le pouvoir comme capacité d’agir ensemble, et non comme domination.
Cet événement se tiendra dans le cadre du Collège doctoral franco-allemand « Construire les différences ».
En coopération avec la Maison Heinrich Heine et la Bibliothèque publique d’information Centre Pompidou.
Conférence avec traduction simultanée (français/allemand).
Inscription : site web de la Maison Heinrich Heine
Crédit image : Corine Pelluchon © Virginie Bonnefon, Couverture de livre © Bibliothèque Rivages.
