Conférence dans le cadre du colloque de recherche « Digital History. Évolutions actuelles et nouvelles approches » à l'Université Humboldt de Berlin.
Lorsque nous parlons d’histoire et de technologies numériques, nous pensons souvent à de larges projets de premier plan qui s’appuient sur de vastes bases de données, des infrastructures de grande envergure et des méthodes informatisées telles que l’analyse de texte ou la visualisation de réseaux. On leur attribue parfois même un caractère révolutionnaire. Rarement, cependant, le « tournant numérique » de la science historique est envisagé sous l’angle du travail quotidien de la plupart des historiens et historiennes.
S’appuyant sur les recherches menées conjointement par Caroline Muller et Frédéric Clavert depuis 2017, et rassemblées l’automne dernier dans l’ouvrage « Écrire l’Histoire. Gestes et expériences à l’ère numérique », cette communication explore les pratiques numériques que l’on peut qualifier de « discrètes » : des pratiques qui restent généralement ignorées dans les réflexions méthodologiques, les articles et les chapitres d'ouvrage, soit parce qu’elles sont considérées comme courantes, soit parce qu'elles ne sont pas complètement assumées. Pourtant, ces pratiques – parmi lesquelles figure actuellement l’utilisation de l’IA (générative) – redéfinissent les questions classiques relatives au métier d’historien, à l’attrait des archives et aux conditions de l’écriture de l’histoire.
Organisé par : Torsten Hiltmann (HU Berlin), Michael Homberg (ZZF), Heike Weber (TU Berlin) in Kooperation mit Mareike König (IHA Paris)
Lieu : sur place à l'IHA (salle climatisée) et sur Zoom
La participation sur place est possible sans inscription.
Inscription pour une participation en ligne: Zoom
